Mon infirmier m'a fait un joli compliment, plein de poésie. Eh oui, j'ai mon infirmier à moi, qui me surveille comme le lait sur le feu. Faut dire que j'ai la vilaine habitude de partir en coma sans prévenir personne. Le lait, lui, il prévient. D'abord par des petites bulles qui chantonnent dans la casserole, puis des plus grosses qui gromèlent (on me laisse tout seul, sans surveillance, c'est pas sympa). Et finalement, comme personne ne vient à son secours, le lait, il se fait la malle. Il déverse sa colère et sa crème sur la cuisinière qui en devient toute noire d'indignation. Moi, non, je ne préviens personne. Je sais, c'est mal élevé de partir sans dire au revoir. Mais voilà, c'est mon péché mignon à moi, j'aime faire des farces. On me cherche partout et on finit par me trouver dans un service de réa quelque part dans la région. Bref, tout ça pour dire que mon infirmier m'a confié :"vous êtes un pôle positif". J'en ai d'abord rougi de honte en pensant qu'il me faisait des avances grossières mais pas du tout, il s'est fait plus explicite à défaut d'être plus insistant: "comme vous êtes un pôle positif, vous attirez toutes les catastrophes qui gravitent autour de la planète". j'en ai conclu qu'au lieu de me saluer d'un hochement de tête poli, juste pour me montrer qu'elles m'avaient vue et de passer leur chemin, les catas, elles se collent à moi.
Moi j'avais, jusqu'à ce jour, une autre explication: je suis un paratonnerre. Quand on habite à Sète et qu'on pose ses pas là où Brassens a posé les siens, ça fait plus couleur locale.
Thursday, 5 February 2009
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